Glen Echo Family Nudist Park

Glen Echo Family Nudist Park, siège de la

Toronto Gymnosophical Society (TGS)

1955 - 2009

clubhouseandpond

Glen Echo Park était le nom de la propriété située au nord de Toronto qui accueillait la Toronto Gymnosophical Society (TGS). Le groupe n'avait aucune position précise jusqu'à ce que Eddy et Mary Todorowsky n'achète la propriété d'un peu plus de 40 héctares pour eux en 1955. Initialement, les Todorowsky développaient et géraient les terres et TGS collectait les droits d'admission, payait Glen Echo Park pour les services, organisait des évènements et faisait la promotion du club.En 1967, les Todorowsky prirent la place de TGSet s'occupèrent de toutes les facettes du club. À sa fermeture, Glen Echo disposait d'un pavillon communeautaire de 930 m2 comprenant une piscine intérieure, un sauna, un jacuzzi, un snack-bar et un espace loisir. Le parc incluait aussi un étang de baignade, un terrain de jeux, deux terrains de tennis, deux terrains de volley, un terrain de pétanque, un motel avec 5 chambres, un espace de bain et plusieurs emplacement de camping sans services.

Photos de Glen Echo datant de septembre 2009, à peine quelques semaines avant la fermeture : www.flickr.com/GlenEcho

Dans une lettre datée du 21 août, Mary et Edward Todorowsky (fondateurs et propriétaires de Glen Echo) ont annoncé que le centre fermerait le 1er octobre 2009. Ce fut une surprise pour les membres du club car il avait toujours était sus-entendu que le parc serait vendu à quelqu'un qui conserverait la tradition naturiste du terrain. En 1962, un accord dans ce sens fut signé par les membres et les Todorowskys. Plusieurs engagements dans ce sens furent répétés, qu'ils soient oraux ou écrits, au fil des années. Quand les Todorowskys présentèrent formellement leur intention de vendre dans leur newsletter de 2005, plusieurs offres furent faites par plusieurs groupes au sein de la communeauté. Certaines furent même acceptées mais, pour des raisons inconnues, les Todorowskys n'en conclurent aucune. À las uite de ces évènements, August avic de 2009 de la vente de de sa cloture furent une grosse surprise. N'ayant eu qu'un mois de préavis, plusieurs membres se sentirent trahis. Certains avaient effectué des investissements significatifs dans des cabines élaborées qui ne pouvaient pas être facilement déplacées. En conséquence, certains d'entre eux contestèrent la vente via divers procédés légaux. Bien qu'ils eurent initialement plusieurs succès, leurs efforts furent finalement vains.

Ancien emplacement : 43°58'05.5"N 79°37'12.8"W (43.968202, -79.620209)

 


 

Tiré du Centre de documentation de la Federation of Canadian Naturists :

 


 

Extrait sur Glen Echo tiré de :


Au Naturel: The History of Nudism in Canada
James Woycke, Ph.D.
ISBN 0-9682332-3-6
Pages 113 - 116

 

SungladesGlen Echo, que l’on nomme aussi Toronto Gymnosophical Society, est apparu des reliquats de Sunglades, dont les membres sont partis après que leur président s’est enfui avec la caisse, en 1953. Grâce à de vieux magazine, il continuait à y avoir de nouveaux adhérents, pour la plupart des immigrants britanniques ou allemands, qui s’ajoutaient aux anciens de Sunglades, si bien que le 28 février 1954, ils ont pris un nouveau départ en fondant la Toronto Gymnosophical Society. Huit couples et deux personnes seules ont participé à la première assemblée de TGS, qui a élu un premier conseil d’administration.

C’est alors qu’a commencé une épuisante recherche de terrain. Ces efforts obstinés ont découragé plusieurs membres qui, soit ont abandonné le groupe, soit se sont rapprochés du club de Niagara, qui offrait alors des conditions avantageuses au groupe de Toronto jusqu’à ce qu’il trouve un terrain convenable. Quelques uns ont brièvement été tentés de se joindre à Count Eberhard, immigrant allemand et ingénieur, qui avait lancé un ballon d’essai, le Sunshine Club, mais qui a vite manqué d’air.

Mary and Eddy TodorowskyMary et Eddy Todorowsky (vers 1965)

C’est alors qu’un petit miracle est survenu. Au moment où le conseil d’administration de TGS négociait en vain avec plusieurs fermiers et courtiers immobiliers, un autre couple, Eddy et Mary Todorowsky, faisait de son côté, en douce, la recherche systématique d’un terrain. Bien que les deux venaient de Saskatchewan, ils ne s’étaient jamais rencontrés à Toronto, mais étaient passés discrètement sur des plages libres où l’on pouvait se baigner nu. Ils se sont mariés en 1949 et, pendant leur lune de miel à la plage de Wasaga, Eddy a trouvé un numéro de Sunbathing for Health dans un kiosque à journaux (le magazine n’était pas encore en vente à Toronto), ce qui lui a ouvert les yeux sur le nudisme organisé. Plus tard, le couple a adhéré au club de Toronto.

En 1954, les Todorowsky ont visité plusieurs clubs américains, ce qui les a poussés à avoir un club à Toronto. En juin 1955, donc, ciblant un lotissement boisé de 40 hectares au nord de la ville, ils sont allés inspecter le site pendant les vacances de juillet. Bien qu’ils aient cherché avant tout une ferme familiale, la « quiétude et la paix se dégageant de la vallée » les a tellement ravis qu’Eddy a été d’accord pour y accueillir un club. Todorowsky a donc pris possession de la terre et, deux semaines plus tard, Glen Echo était né.

Glen Echo lawn and pond

Le 11 septembre 1955, quinze familles et cinq personnes seules se sont réunies à Glen Echo pour tenir leur première assemblée générale dans leur nouveau foyer. Chacun pouvait constater le potentiel du camp de bûcherons abandonné, doté d’une vallée centrale et d’un ruisseau envahi de mauvaises herbes gargouillant sous les broussailles, tout entourés de collines boisées. Le secrétaire du club, Bill, a reconnu le site qu’il avait déjà exploré. « Eddy s’est consacré corps et âme à nettoyer les broussailles et à désherber pour que l’on puisse passer en voiture jusqu’à un charmant terrain de stationnement descendant jusqu’au ruisseau » (qui a finalement été mis au jour). Lors de l’assemblée, propriétaires et membres se sont entendus sur un « plan de travail » et sur un « schéma de développement progressif ». En bref, il fut entendu qu’Eddy et Mary seraient les propriétaires du fond de terrain et les responsables de son exploitation. Pour avoir mis cette terre à disposition comme « lieu magnifique et permanent pour le nudisme », Glen Echo Sports FieldTGS acceptait en retour de remettre toutes ses cotisations et les frais de séjour – une fois déduits de modestes frais de bureau – aux propriétaires, qui recevraient en plus les revenus de location des petits chalets et des sites de camping. Étant donné que tous les membres devaient contribuer au développement du domaine, cette « entente » n’a pas été officialisée par écrit avant 1962.

Le point de convergence du centre était un grand bassin, creusé en passant au bulldozer le lit de la rivière et en élevant un barrage pour aménager un étang de 60 mètres de long et 1 m 20 de profondeur. Le Glen Echo kids' pool premier bassin, prêt en 1956, fut agrandi en 1958 et à nouveau deux ans plus tard, pour devenir le Lac Echo de presque un hectare, doté d’une petite île. À cette époque, le centre avait aussi un petit bassin pour les enfants. D’autres installations se sont ajoutées, notamment des terrains de volley-ball, des toilettes et des douches, ainsi que des unités de motel. TGS a pu maintenir l’intérêt de ses membres pendant les longs hivers en accueillant des activités sociales telles que des repas communautaires, des fêtes et des danses, dans les maisons des membres ou dans des salles louées, et en organisant des activités intérieures comme des baignades dans une piscine sur le toit d’un immeuble du centre ville de Toronto ou du volley-ball à l’école secondaire Oakville-Trafalgar. En 1960, les efforts pour embellir le terrain étaient largement couronnés de succès. Glen Echo pond and islandSi Glen Echo était maintenant bien établi comme centre naturiste, les membres du conseil de TGS n’avaient pas la volonté de pousser plus loin le développement à une époque où apparaissait une nouvelle génération de centres offrant tous les services, tant aux États-Unis qu’au Canada. « Même s’il reste encore beaucoup de travail à faire, l’apparence générale et les installations sont maintenant plutôt satisfaisantes et le dynamisme du début a été perdu. » La réticence de TGS à augmenter les tarifs ou les effectifs a eu pour conséquence que les efforts du propriétaire-gérant de poursuivre le développement ou d’entreprendre des améliorations devaient Glen Echo motel unitsêtre financés au jour le jour. À l’assemblée générale du 17 juillet 1967, Eddy a fait savoir aux membres que « Glen Echo ne payait pas sa juste part », et a demandé de prendre l’entier contrôle des opérations du club. En d’autres mots, il voulait devenir seul maître à bord, sans l’intermédiaire étrange d’une « société » dont l’exécutif n’avait pas à cœur l’intérêt du domaine. L’entente écrite entre le propriétaire et TGS, qui avait été signée seulement cinq ans plus tôt, pouvant être répudiée par consentement mutuel (Article 12), les membres « ont approuvé cette proposition par un vote libre ».

Glen Echo clubhouse

Cette décision, suivie par une augmentation des tarifs, a permis à Todorowsky d’amorcer une nouvelle phase de construction, à commencer par un pavillon communautaire hivernisé en 1973. L’attrait principal de ce bâtiment fut une piscine intérieure chauffée de 7,5 m sur 15 m avec un sauna, un bain tourbillon et des toilettes intérieures. À l’étage, il a aménagé un grand salon avec des tables de billard et de ping-pong, un snack-bar et des bureaux. En 1979, un responsable de l’ASA venu voir les installations a écrit que « TGS était un centre magnifique avec une véritable ambiance nudiste ». Il l’est demeuré. En 1995, un reporter du Toronto Sun écrivait, à l’occasion du 40e anniversaire de Glen Echo :

Glen Echo pool

Partout, dans cet époustouflant paradis de 40 hectares, on voit des gens bronzés, sains et nus. Jeunes et vieux, souples ou gras, hommes et femmes, tous se livrent à leurs activités estivales au naturel et, à l’évidence, sans la moindre gêne.

Avec les années, plusieurs clubs éphémères sont nés de Glen Echo, à cause de l’opposition de certains individus à l’égard d’un propriétaire bien déterminé, ou du désir d’être leur propre patron en gérant un centre bien à soi. Ainsi sont apparus successivement la Society of Health (Bolton), le Toronto Health and Sun Club (Sandford) et le Cedar Valley (Orono), avant de disparaître à leur tour. Le seul centre qui a survécu assez longtemps fut le Toronto Helios, près de Sharon, au nord de Newmarket, mais après 15 ans, celui-ci est aussi devenu textile. (Ce centre est maintenant revenu au nudisme avec une nouvelle gestion, sous le nom de Centre naturiste familial Bare Oaks.)





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