Historique de l’environnement naturel autour de Bare Oaks Family Naturist Park

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Bare Oaks Family Naturist Park est situé au bord de la moraine Oak Ridge et dans une section du Natural Heritage System du Greenbelt de l’Ontario. Il s’agit des endroits du Greenbelt qui contiennent la plus grande concentration des caractéristiques et fonctions naturelles les plus sensibles et/ou significative.

20La dernière fois que les glaciers ont commencé à fondre, une crevasse s’est développée où se trouve la dite moraine qui, éventuellement, s’est élargie pour former une ouverture par où la fonte des eaux et les débris tels que le sable et la gravelle, qui étaient auparavant coincés à l’intérieur du glacier, se sont déposés. où l'eau de fonte et de débris tels que le sable et le gravier qui ont été précédemment emprisonné dans les glaciers se sont déposés.


Cette histoire géologique complexe qui a mené au développement de la moraine Oak Ridge a formé la forme du terrain tel qu’on la trouve aujourd’hui. Elle s’étend de 1 à 15 kilomètres de largeur et a une topographie ondulatoire faite de gravelle, sable et un peu de limon. Une des caractéristiques significative dela moraine est l’eau souterraine résultant de l’eau de pluie filtrant à travers le sol généralement poreux de la moraine. La moraine représente la ligne de partage des eaux entre le lac Ontario et le lac Simcoe et la source de plus de 30 rivières. L’aquifère sous la moraine contribue à l’écoulement des eaux de surface locales et régionales.

21 La géologie variée de la moraine a aussi contribué à la diversité de la végétation qui s’y trouve, y compris 100 espèces rares dans la région, 5 rares en province et quelques unes en danger d’extinction.

 

  • La moraine Oak Ridges est une crête irrégulière de collines sablonneuses longue de 160 kilomètres, allant de la rivière Trent à l’est jusqu’à l’escarpement du Niagara à l’ouest
  • Elle a une largeur moyenne de 13 kilomètres et une profondeur moyenne de 150 mètres.
  • Elle traverse 32 municipalités dans trois régions (Peel, York et Durham), quatre comtés (Dufferin, Simcoe, Peterborough et Northumberland) ainsi que la ville de Kawartha Lakes.
  • 65% de la superficie de la moraine Oak Ridges se trouve dans le Grand Toronto.
  • La moraine Oak Ridges contient la plus grande concentration d’eau des rivières du Grand Toronto et, à ce titre, sert de réservoir pour l’eau de surface.
  • La moraine procure un habitat naturel pour les espèces de la flore et de la faune sensibles et en danger d’extinction dans le territoire du Grand Toronto.
  • La Greenbelt comprend les territoires protégés de la moraine Oak Ridges, l’escarpement du Niagara et l’écoulement à partir des principales lignes de partage des eaux de l’ouest du Grand Toronto.

    La Greenbelt de l’Ontario est un territoire protégé en permanence d’espaces verts, de terres agricoles, de communautés dynamiques, de forêts, de zones inondables et de lignes de partage des eaux.

    22La Greenbelt protège les terres écologiquement sensibles et les zones agricoles du territoire Golden Horseshoe contre le développement urbain. Sur ces terres, héritage de tous les Ontariens, est préservé et valorisé notre patrimoine naturel et culturel.

    La Greenbelt protège 730 000 hectares, soit une superficie plus grande que l’Ile-du-Prince-Édouard. Elle s’étend sur 325 kilomètres à partir de la fin de la moraine Oak Ridges, près de Rice Lake, à l’est, jusqu’à la rivière Niagara à l’ouest. La Greenbelt comprend 325 000 hectares de terres protégées par le Plan d’escarpement du Niagara et le Oak Ridges Moraine Conversation Plan, plus 405 000 hectares désormais protégés par le Protected Countryside.

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    La Black River

    Il y a deux rivières qui traversent Bare Oaks. Harrison Creek coule le long de la partie nord de la propriété pour se jeter dans la Black River qui divise notre domaine en deux. Nous nous trouvons au point d’écoulement de la Black River. Quand elle arrive au lac Simcoe, à Sutton, c’est une rivière importante. C’est à ces deux cours d’eau, extrêmement utiles à l’habitat naturel de Bare Oaks, que l’on doit l’incroyable diversité de la faune qui vit dans le domaine.

    Voici un extrait du rapport sur l’état de la ligne de partage des eaux « Black River Subwatershed » State of the Watershed Report: Black River Subwatershed, par la Lake Simcoe Region Conservation Authority :

    L’écoulement souterrain de la Black River

    LL’écoulement souterrain de la Black River, située au sud du lac Simcoe, se trouve à peu près au centre de la ligne de partage des eaux. Parmi les principaux tributaires de la Black River, il y a le Harrison Creek, le Mount Albert Creek, le Vivian Creek et le Zephyr Creek. Cet écoulement souterrain draine une surface d’environ 325 km2. Comme pour plusieurs des sous-bassins hydrographiques au sud du lac Simcoe, les sources de la rivière Black trouvent leur origine dans la moraine de Oak Ridges.

    L’écoulement de la Black River est un sous-bassin versant rural traversant un territoire essentiellement agricole, où subsiste çà et là une bonne couverture forestière. Il traverse plusieurs communautés, dont Sharon, Holt, Mount Albert, Zephyr, Brown Hill, Baldwin et Sutton. Le sous-bassin parcourt les municipalités de Whitchurch-Stouffville, East Gwillimbury, Georgina et Uxbridge. Cela inclut aussi deux municipalités régionales, celles de York et de Durham. L’écosystème du sous-bassin a ressenti l’impact des activités humaines associées à des changements dans l’utilisation et le développement du territoire. D’où l’utilité d’examiner brièvement l’histoire du sous-bassin hydrographique de la Black River, afin de mieux connaître ces changements.

    L’histoire du sous-bassin de la Black River

    Ce sous-bassin a été habité par des humains pour la première fois après que le Glacier Wisconsin se soit retiré, il y a plus de 3 500 ans. Parmi les indigènes, il y avait des chasseurs nomades, les Indiens laurentiens et les Indiens Woodland. Juste avant l’arrivée des Européens, ce sont les Iroquois qui occupaient la région. Ce groupe était bien implanté là depuis le 12e siècle.

    La colonisation du territoire a commencé dans les années 1790, dans les régions sud en amont du sous-bassin de la Black River, mais ce n’est que dans les années 1820 que les établissements humains ont atteint l’embouchure de la rivière. En 1821, Samuel et Rufus Birchard se sont établis le long d’un affluent de la Black River, dans ce qui est aujourd’hui Mount Albert. La communauté qui s’est développée autour d’eux s’est d’abord appelée Birchardtown, pour rapidement changer son nom pour Newlands. En 1860, en l’honneur de la visite du Prince de Galles dans la région, le nom a été changé une dernière fois pour Mount Albert.

    Un des premiers colons de la partie nord du sous-bassin versant fut le capitaine William Bourchier, qui a donné son nom à la première communauté de la région, Bourchier’s Mills (plus tard nommée Sutton). Jackson’s Point a aussi été nommé d’après Bourchier à l’origine, jusqu’à ce qu’il vende la terre à son beau-père, John Mills Jackson. L’homonyme de William Bourchier s’est développé rapidement, en grande partie grâce à sa proximité avec le lac Simcoe. Non seulement ce lac permettait-il une pêche prospère, il offrait aussi un port aux goélettes et aux bateaux à vapeur ; il était également célèbre pour sa glace, qui était exportée jusqu’aux États-Unis. Le tourisme est aussi devenu une ressource importante pour la région, si bien que lorsque le Radial Railway est arrivé jusque-là, il a attiré les premiers propriétaires de chalets de l’Ontario ainsi que des estivants.

    Il est évident que tout au long du sous-bassin hydrographique de la Black River, pendant ces premiers temps, l’industrie était surtout basée sur les ressources comme l’exploitation du bois, ainsi que sur l’agriculture. L’industrie du bois a beaucoup progressé avec l’arrivée du chemin de fer, au point où, en 50 ans, il ne restait dans le territoire presque plus de bois commercialisable. À cause de cette surexpoitation, la terre a perdu la capacité d’entreposer de l’eau, ce qui a causé d’importantes inondations printanières. Les étés ont connu une sécheresse intense dans la région, associée à une érosion due au vent si sévère que certaines routes étaient bloquées par des sables mouvants. Un programme de reforestation, en 1911, a tenté d’atténuer ces effets, avec l’adoption d’une loi (le Reforestation Act) en 1921, qui a permis de créer des pépinières et de fournir des semis, de procéder à des plantations et d’assurer une gestion provinciale. Les comtés ont pu acquérir des terres agricoles stériles pour les placer sous une « entente de gestion » avec le ministère des Terres et Forêts. Au bout du compte, cela a permis aux municipalités de gérer une reforestation de régions telle la zone de la Forêt régionale York qui existe aujourd’hui.

    Cependant, si c’est l’agriculture qui est demeurée une des principales formes d’exploitation du territoire dans le sous-bassin versant de la Black River, les pratiques agricoles ont évolué avec le temps. Les petites fermes à récolte mixte ont cédé le pas à mesure que les nouvelles machines agricoles permettaient aux fermiers d’accroître la production. Pendant la période de quarante ans entre 1941 et 1981, le nombre de fermes dans la région a diminué considérablement, à cause d’un cycle de pression économique pour produire plus à moindre coût, qui a forcé les agriculteurs à adopter de nouvelles méthodes de travail. L’utilisation d’engrais chimiques pour améliorer le rendement des récoltes est devenue une pratique courante, la gestion du bétail a augmenté la taille du cheptel et les rangées de clôtures ont disparu pour créer des champs plus grands. La conséquence nette fut qu’il y a eu moins de fermes, plus grandes et tributaires d’une gestion intense, qui ont épuisé les ressources du sol et concentré les déchets d’élevage.

    Aujourd’hui, plusieurs petites communautés habitent le territoire du sous-bassin versant, dont Sutton et Mount Albert. Bien que ces deux communautés devraient se développer, le sous-bassin versant de la Black River demeurera pour une grande part ce qu’il été depuis 100 ans, soit une région essentiellement rurale et agricole.

    © Bare Oaks Family Naturist Park 2006 - 2017

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