Ray et Mildred Connett

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Ray (1915-1997) et Mildred (1915-1997) Connett ont été les premiers pionniers du naturisme au Canada. À la fin des années 1940, l’idée même du naturisme passait pour subversive. Sans craindre pour leur réputation personnelle, Ray et Mildred se sont dépensés activement pour promouvoir cet art de vivre. Écrivain prolifique en la matière, Connett a contribué à organiser les Canadiens intéressés par le naturisme.

À une époque où l’information était rare et les journaux refusaient toute publicité sur le sujet, Connett est devenu la principale source d’information pour les gens à la recherche de clubs dans leur région. Il a aussi beaucoup aidé les clubs à débuter leurs activités. Les gens n’avaient qu’à écrire à Connett, qui transmettait la demande à un club du coin. Comme l’existence de la plupart des clubs était secrète, ils n’auraient jamais pu développer leurs effectifs sans son soutien.

Cofondateur du Van Tan Club en 1939, il a ensuite créé son propre site, Sunny Trails, en 1952.

Dans cette vidéo, on voit Ray Connett lors d’un passage à la télé en 1994, au Phil Donahue Show.

 

 


 

Du Centre de documentation de la Federation of Canadian Naturists :Mildred and Ray ConnettMildred et Ray Connett (vers 1962)

 

 



 

Extrait sur Ray Connett tiré de :

Au Naturel: The History of Nudism in Canada
James Woycke, Ph.D.
ISBN 0-9682332-3-6
Pages 19 - 21


C’est Ray Connett qui, selon ses humbles paroles, « a lancé tout le mouvement naturiste au Canada ». Connett (dont le nom en anglais « rime avec cadet et non bonnet ») est né et a grandi en Saskatchewan, et sa seule initiation au nudisme fut une remarque que, par hasard, il a entendue dans la bouche de son père : « Est-ce que ce ne serait pas merveilleux si les gens étaient tellement décents que ça ne leur ferait rien de porter ou non des vêtements ? » Connett a épousé Mildred Harris à Calgary, puis, le couple a déménagé à Vancouver en 1934. Lors d’une sortie pour faire des emplettes de l’autre côté de la frontière, à Bellingham, dans l’État de Washington, il a trouvé un numéro du magazine américain The Nudist (qui deviendra plus tard Sunshine and Health), l’a acheté et ramené « en contrebande » au Canada. Il a aussi pu lire le magazine britannique Health and Efficiency, découvrant l’association nationale Sun-Air d’Angleterre, si bien que lorsqu’il a vu une petite annonce classée dans son journal disant que l’on créait un groupe semblable à Vancouver, il a tout de suite répondu. Hardy et Lenore Kaye, avec quelques autres, fondaient alors le Van Tan Club, aujourd’hui le plus ancien au Canada.


Au mois d’août 1939, se profilait à l’horizon une autre menace que les nuages du Pacifique : Connett a dû, comme bien d’autres Canadiens, s’enrôler dans l’armée. Après avoir subi une formation en signaux sur la plage Tower de Vancouver (où il a découvert Wreck Beach), Connett est allé suivre son entraînement en Ontario, au Camp Borden, et au Collège royal militaire, avant d’embarquer pour l’Angleterre en 1941. Il a ensuite servi en Italie, pour rentrer au pays en 1945.



Le séjour qu’il a passé en Angleterre a été déterminant dans sa future carrière de nudiste : « Mon projet s’est formé il y a bien longtemps, dans une Angleterre en guerre où des clubs accueillaient avec chaleur un nudiste canadien solitaire : je me suis dit que quelqu’un devrait bien prendre fait et cause pour le nudisme au Canada. » Connett avait apporté des lettres de recommandation du couple Kaye aux Arcadians de Sun Hill, un club proche de Londres qui deviendra plus tard le North Kent Sun Club. Par leur entremise, il a rencontré le rédacteur en chef du Sun Bathing Review et a commencé à y publier des articles sur le Canada et les États-Unis, tout en envoyant des articles et des photos sur l’Angleterre à Sunshine and Health et à Sunbathing for Health, dont il avait rencontré l’éditeur à Toronto en 1941. Connett est aussi allé aux clubs Heritage et North Durham, et, en 1943, a pris part à l’assemblée de fondation de la British Sun Bathing Association « à l’arrière d’un petit salon de thé, à l’ombre du British Museum ». Même s’il se trouvait en service actif, Connett a trouvé du temps à consacrer au nudisme dans les champs, les montagnes et sur les plages d’Italie, incitant ses camarades à demeurer « libres d’inhibition » après la guerre. "Mon expérience à l’étranger a renforcé ma détermination à voir le nudisme se développer en force et en puissance au Canada."


De retour à Vancouver, Connett s’est joint au Van Tan, en se mettant à jour sur l’évolution de l’ASA pendant la guerre. En 1946, il a pris part à l’assemblée de fondation de la Northwest Conference, une constituante régionale de clubs membres de l’ASA dans le Nord-Ouest du Pacifique, au club Cobblestone, à Yelm, dans l’État de Washington. Cet événement, s’ajoutant à son expérience britannique, l’a décidé « à faire pareil dans l’ensemble du Canada ».


À partir de ce moment-là, Connett était convaincu que la publicité était la clé du succès. À son retour d’Angleterre, il s’était arrêté au bureau de Sunbathing for Health, à Toronto, pour revoir l’éditeur qu’il avait rencontré pendant sa formation en Ontario. Connett lui a offert d’écrire une chronique régulière, avec des nouvelles et des articles sur le naturisme au Canada, ainsi qu’un répertoire des clubs, conformément au modèle de Sunshine and Health. L’éditeur, T.H. Sinnott, a accepté sa proposition à l’été de 1946 : ainsi est née la chronique « Sunny Trails ». (Connett, qui avait eu l’idée de ce nom, l’a gardé pour le bulletin de liaison/magazine qu’il a créé plus tard, ainsi que pour le club de nudisme qu’il ouvrira par la suite.)


Dans le numéro de décembre 1946 de Sunbathing for Health, Connett pose une question qui le tracasse : « Y a-t-il un nudiste chez nous ? » Rappelant les assemblées auxquelles il avait pris part en Angleterre et aux États-Unis, où on lui demandait toujours « parlez-nous du nudisme au Canada », et se souvenant des conversations qu’il avait eues pendant la guerre avec des camarades canadiens, alors qu’il avait entendu parler de groupes éphémères à Edmonton, à Regina et à Toronto, en plus de son club à Vancouver et d’un autre groupe voisin à Victoria, Connett se demandait : « Peut-être existe-t-il des nudistes au Canada, peut-être non, aussi demandait-il l’heure juste à ses lecteurs. »

En mai 1947, Connett a reçu des réponses d’une demi-douzaine de clubs et de groupes à travers le Canada. Son propre club, les Van Tans, qui ouvrait la voie.


Ce qui précède n’est qu’une partie du livre où l’on trouve la mention de Ray Connett. Le rôle qu’il a joué aux débuts du naturisme au Canada est tellement important qu’il y a 173 références à son nom dans l’ouvrage de 274 pages.


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